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Pourquoi est-ce si difficile de pratiquer la CNV avec tes enfants?

As-tu déjà lu des conseils pour mettre fin aux cris à la maison ? Dans ce contexte, tu as peut-être déjà croisé le terme CNV, qui signifie communication non violente. As-tu envisagé d'incorporer activement la CNV dans tes interactions, que ce soit avec tes enfants, au sein de ta famille, ou dans ton quotidien ?

Utiliser la communication non violente offre une approche respectueuse et constructive, permettant d’instaurer des liens empreints de respect et d’écoute mutuelle au sein du foyer. Mais sa mise en pratique n’est pas si instinctive qu’il n’y paraît. Je t’en dis plus sur cette approche, qui ne se résume pas aux 4 étapes dont il est souvent fait mention. La CNV est un outil formidable, s’il est utilisé à bon escient.

Communication non violente

De la théorie…

La Communication Non Violente (CNV) est une approche de communication développée par le psychologue américain, Marshall B. Rosenberg. Pour créer sa méthode, il s’est inspiré de la philosophie de pensée de Gandhi. Ce leader politique et spirituel indien était un fervent défenseur de la non-violence et de la résolution pacifique des conflits

Rosenberg a donc adapté ces principes à un cadre de communication pratique, qui vise à éliminer toute forme de violence. À commencer par la première, celle envers soi-même

La CNV intègre des concepts tels que:

  • l'empathie;
  • la compassion;
  • le respect.

Pour éliminer la violence verbale et émotionnelle dans les interactions quotidiennes, la CNV propose un processus en quatre étapes, parfois nommé OSBD : 

  • Observation (des faits);
  • Sentiments (identification de ceux-ci);
  • Besoins (clarification de ces derniers);
  • Demande (formulation).

Si tu veux en savoir plus, tu peux te plonger dans l’ouvrage de Rosenberg, Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Et te former… car oui, cette approche n’est pas si facile que ça à mettre en œuvre…

… à la pratique

La communication non violente est appliquée dans la résolution de conflits, au sein de familles ou de régions en guerre. Et elle permet de maintenir une belle relation au quotidien au sein des couples, des collectifs de travail et ses échanges amicaux.

Malheureusement, dans les articles de vulgarisation, cette approche est souvent réduite. Elle est donnée comme astuce pour se faire obéir. Or, s’il y a bien un but qu’elle ne poursuit pas, c’est celui-là. La CNV utilisée dans une relation parent-enfant ne vise pas l’obéissance. 

Souhaiter utiliser la CNV dans ses relations familiales, c’est vouloir être en relation de cœur à cœur avec l’autre, sans avoir d’intention sur lui. Une telle posture nécessite d’être soi-même très au clair avec ses besoins et ses ressentis personnels.

Pas si simple d’utiliser la communication non violente avec les enfants

Auto-empathie

Finalement, derrière la communication non violente, l’écoute active ou bienveillante, on retrouve les mêmes principes. Ils régissent des relations saines et apaisées entre les humains

  • une écoute de ses propres émotions ;
  • une compréhension de ses besoins personnels et de ceux de l’autre.

Mais attention, en CNV, «besoin» n’est pas synonyme de désir.

Cette méthode ne doit pas être utilisée telle une stratégie que l’on déploierait pour obtenir quelque chose, en l’occurrence l’exécution par ton enfant de ce que tu aimerais qu’il fasse (se brosser les dents, ranger sa chambre, faire moins de bruit….). Et c'est malheureusement l'écueil dans lequel de nombreux parents tombent trop souvent. Or la CNV n'est pas une baguette magique pour que les enfants obéissent.

Activer l’auto-empathie grâce à la CNV

Trop souvent, le schéma OSBD est présenté comme devant être appliqué dans l’échange avec l’enfant. Mais avant d’être une clé pour bien communiquer avec l’autre, il faut pratiquer l’auto-empathie, c'est-à-dire l’accueil et l’écoute de ce qu’il se passe chez soi. Le processus OSBD aide à adopter l’hygiène de pensée de la communication non violente.

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Il est une sorte d’alphabet de déconditionnement interne. Plutôt que de juger, de parler sur l’autre, on se connecte à soi, à ce que provoque la situation en nous.

Et pour cela, les 2 premières étapes de la CNV sont un très bel outils.

Observer les faits

Prenons l’exemple de l’enfant qui nous fausse compagnie dans un parc ou un magasin. Il suffit de quelques secondes. Et c’est la panique. Quand nous le retrouvons enfin, au détour d’un buisson, d’un rayon ou à l’accueil du magasin, notre réaction peut se teinter de colère… parce que nous avons eu peur.

Dans cette situation, une réaction spontanée pourrait amener le parent à dire «Mais où étais-tu passé? Tu le sais que c’est interdit d’aller de ce côté du parc et qu’il faut rester dans l’espace des jeux. Allez, viens ici et ne recommence plus jamais ça!».

Spontanément, on parle sur l’autre en lui faisant des reproches.

La CNV invite à commencer par observer les faits. Dans l’exemple : l’enfant n’est plus dans notre champ de vision et nous ne savons pas du tout où il est? Observer les faits signifie de s'en tenir à la description factuelle de la situation sans porter aucun jugement. En conséquence, il n'est pas question de dire que l'enfant a été désobéissant ou qu'il n'a pas écouté les consignes. Ce faisant il ne s'agit plus d'observer les faits mais de les interpréter... et de juger. 

Première grande vigilance à avoir: observer les faits et seulement les faits n'est pas si facile. Et il faut déjà pratiquer, s'exercer, s'entrainer pour s'en tenir exclusivement à décrir objective la situation factuelle.

Identifier ses ressentis

Puis, la deuxième phase de la CNV est d’identifier nos "sentiments", c'est-à-dire nos émotions, et surtout nos ressentis.  Pour cela, tu peux te poser la question «Qu’est-ce que cette situation provoque chez moi? Qu’est-ce que je ressens?».

Dans l’exemple, en fonction de chaque parent, cela pourrait être, la peur, la colère, la panique. Il s’agit de se connecter à soi pour identifier ce qui est touché en nous. C’est cette partie qui est affectée qui nous amène à réagir de manière réactionnelle et à faire des reproches à l’enfant, voire à crier sur lui.

Ces 2 premières phases de la CNV sont d’une grande aide pour éviter des réactions impulsives. Bien appliquée, la CNV permet de ne plus réagir immédiatement par des cris et des reproches. Mais cela peut paraître artificiel. Et surtout, cela demande de l'entraînement. 

Et effet, quand ton enfant disparaît de ta vue, que la peur t'envahit, il est probable que tu sois à mille lieues de te dire : «Ah, oui, la CNV:  il faut que j’observe les faits, puis que j’identifie ce que la situation provoque chez moi!».

Et pourtant, la CNV est un processus pour communiquer de manière non-violente avec l’autre, pour communiquer sans cris et sans reproches avec son enfant. Mais le préalable nécessaire et incontournable pour mener à bien ce processus est déjà de reconnaître ce qui a été touché en nous, ce qui a éventuellement été blessé. 

Gérer ses émotions et ses besoins en tant que parent

Les situations que nous vivons avec nos enfants provoquent régulièrement de fortes émotions en nous. 

Prenons l’exemple des conflits entre frères et sœurs. L’un vient déranger l’autre, bien occupé dans une activité. Le ton monte, la dispute éclate, les mots blessent. Le réflexe pourrait être de hausser le ton, de crier, pour ramener le calme. 

Les 3 premières étapes de la CNV permettent de mieux nous comprendre:

  • Observation: Mes enfants crient;
  • Sentiment: Je suis fatiguée par tous ces cris et cela me rend triste de ne pas voir d’harmonie dans la fratrie;
  • Besoin: J’ai besoin de calme. J’ai envie de transmettre des valeurs de respect à mes enfants.

Une fois au clair avec ses propres émotions et besoins, la CNV permet d’aller vers les autres, avec une vraie empathie. L'intention est clarifiée. Et cela permet de ne pas imposer à l’autre sa vision des choses lorsque la CNV est bien pratiquée. 

Comprendre les besoins des enfants

Deuxième défi à relever pour instaurer des relations sereines avec ses enfants, comprendre leurs besoins et réussir à les leur faire exprimer. Quand ils sont en mesure de correctement les formuler, c’est tout de suite plus facile. Mais souvent, il va leur manquer les bons mots et ils ne sauront pas eux-mêmes expliquer ce qui se passe en eux. 

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Tu peux jouer Sherlock Holmes et essayer de deviner, se mettre à leur place. Mais de mon point de vue, le plus fructueux est de pratiquer l’écoute active pour entendre ce que dit ton enfant, mais aussi observer tous les autres signaux non verbaux qu’il peut envoyer. 80% de la communication est non verbale. Quel besoin réel se cache derrière son comportement, ses actions, ses mots ?

Il est un autre écueil à éviter: penser les besoins de son enfant comme un adulte… et non comme un enfant. On retrouve cette idée de se mettre à hauteur d’enfant pour mieux les comprendre.  

Comment appliquer la communication non violente au quotidien?

Utiliser la CNV avec les enfants

La pratique de la CNV consiste à observer les faits, identifier ses sentiments, clarifier ses besoins et formuler des demandes spécifiques. L’objectif est de favoriser une communication constructive et de contribuer à résoudre les conflits de manière positive. 

La CNV ne sert pas à se faire obéir

Malheureusement, certains exemples d’application que l’on peut trouver manquent souvent de fluidité et de naturel.

Prenons un exemple: le rangement de la chambre. Inutile de crier ou d’entrer en conflit, cela ne ferait qu’envenimer les choses. Du coup, il peut être tentant de vouloir utiliser la CNV pour favoriser l’échange et la recherche de solutions avec comme objectif que tout le monde y trouve son compte. 

En appliquant la CNV comme un protocole magique à dérouler, telle qu’elle est présentée parfois sur internet, le risque est grand de s’éloigner des principes mêmes de la CNV.

Appliquer de manière artificielle pour obtenir quelque chose de l’enfant, voici ce que cela pourrait donner : 

  1. Observation: J’ai vu que ta chambre n’était pas rangée…
  2. Sentiment: Je suis triste et fatiguée de ne pas être comprise dans mes demandes.
  3. Besoin: J'ai besoin d’un minimum de rangement pour pouvoir circuler dans la maison et notamment dans ta chambre.
  4. Demande : S’il te plaît, je te demande de ranger ta chambre. 

Mais attention! En agissant de la sorte, le processus OSBD n’est pas correctement appliqué. Et ce faisant, on s’éloigne des principes de la CNV: empathie et bienveillance.

En effet, exprimer à un enfant sa tristesse de voir la chambre dérangée ou sa fatigue peut être très culpabilisant

Et poser une telle demande après avoir exprimé son besoin revient à mettre l’enfant au service de ses besoins, ce qui n’est absolument pas l’objectif de la CNV.

La CNV est un formidable outil pour communiquer de manière bienveillante. Mais mal pratiqué, il peut amener à polluer les échanges en envahissant l’autre avec nos émotions, nos besoins, ce qui n’est pas du tout l’esprit de la CNV.

Mais alors, pourquoi utiliser cette communication non violente avec ses enfants ?

La CNV vise à établir une relation de cœur à cœur avec l’autre

Penser CNV, c’est garder en tête qu’on n’a pas d’intention sur l’autre. On souhaite se connecter avec son cœur et permettre à l’autre de le faire. Et ce, dans le respect de tous les protagonistes impliqués dans la situation, y compris soi-même, en ne faisant violence à aucune d’elles, même par les mots. 

De plus, en CNV, les besoins ne sont pas des désirs. Or des phrases comme «J’ai besoin de voir que tu fais le nécessaire…» sont l’expression d’un désir et non un véritable besoin au sens de la CNV. Cette confusion peut entraîner des communications blessantes et inefficaces, à la limite de la manipulation, et où les demandes sont perçues comme des exigences.

Il est classique d’utiliser la pyramide de Maslow pour identifier les besoins. On les classe traditionnellement en cinq grandes catégories : les besoins de sécurité, d’expression de soi, de relations (communication et partage), d’estime de soi, d’accomplissement. 

Et c’est là encore une grande difficulté de la CNV: identifier un vrai besoin et non pas un désir. Identifier un besoin qui nous est propre et non un désir de voir l'autre faire comme ci, être comme ça

Car, à nouveau, la CNV n’est pas une technique magique pour amener l’enfant à être ce que nous aimerions qu’il soit, à acquérir les valeurs que nous souhaitons lui transmettre ou à faire ce que nous voulons qu’il fasse. La CNV est un outil pour se relier à soi afin de mieux communiquer avec l’autre.

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La formule OSBD n’est pas magique

Comment donc utiliser la fameuse formule OSBD (Observation, Sentiments, Besoins, Demande), souvent présentée comme une «formule magique» pour une communication non violente? Celle-ci doit être mise en pratique judicieusement et ne pas être récitée mécaniquement. 

Les quatre éléments qui la composent, vont te servir de repères pour éviter que les réflexes ne reviennent au galop (jugement, ordre). Ils t’encouragent à garder ta concentration sur :

  • une observation objective des faits;
  • les ressentis;
  • les besoins;
  • les demandes;

de ton côté, comme du côté des enfants. 

Mais tout ceci demande du temps. Cela nécessite beaucoup d’intégration personnelle avant de pouvoir l’utiliser vers l’extérieur, pour toi, comme pour eux. Et c’est notamment en ça que cela peut être difficile à appliquer. 

Dans les accompagnements que je propose aux parents, je m’inspire de la CNV, de son objectif de communiquer de manière bienveillante pour vivre des relations saines et apaisées. Mais je présente un processus différent, bien plus simple à appliquer au quotidien avec tes enfants. 

Si tu souhaites développer des relations apaisées et fluides au sein de ta famille, je propose un accompagnement qui t’aidera à changer naturellement tes habitudes.

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